Je marche bruyamment

Je marche bruyamment

dans les feuilles crépitantes,

à l’orée du vertige

et des mémoires récentes.

L’automne, complice,

m’ouvre grand ses bras roux

et je sens ton étreinte

au creux du vacillement.

Je perçois le répit

qu’invente la lumière

pour me porter secours,

combler ta part manquante.

Elle sèche la rosée tapie sur mes paupières.

Elle pose en mes noirceurs le baume, l’accalmie

et cette certitude…

Le pas, toujours, le pas,

me ramène à tes jambes.

08/09/2025

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