Partir se cabre

Partir se cabre, poussant à trébucher

tout besoin de répit:

ombre frustrante griffant le jour

avant qu’il ne commence!

À bout de souffle, je m’en veux

de ces détours qui retardent le réconfort,

transforment l’aventure en naufrage!

Comme si le vent, toujours, avait pour destinée

de contrarier mon vol.

Alors, persécuté, lassé, assassiné,

je demeure interdit, médusé, consentant,

je m’abandonne aux affres de l’aléatoire.

Brouillard sur la poitrine, je ferme les paupières,

je deviens paysage ouvert sous un ciel d’encre,

sente bordée d’herbes tremblantes,

ressort d’une barque sans carte.

Je sais que la vie tangue et que mon ressenti

fait la justesse du monde.

Annecy, le 20 octobre 2025.

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