Tout commence
quand on ose respirer un ailleurs,
larguer l’amarre pour un récit novice,
des berges plus dociles…
L’autre rive est toujours un pont neuf
qui réclame un destin plus vaste,
des arches, son grand canal.
Voyage est une révolution;
transformation, métamorphose,
il figure péninsule de fièvre et d’embruns,
radeau gorgé de ouate et douceurs,
prise en charge de l’inconnu cabossé de fatigue.
Dès lors, ne pas rentrer, plus que lâche abandon,
semble un hommage à tant d’accueil.
Annecy 30/10/25
