La brume ce matin,
comme ta peau frémissante,
renferme les secrets du monde.
Elle est brodée d’orages à venir.
Elle est sertie de la saveur des fièvres.
Elle est remplie des pulpes du désir.
Elle ouvre une pulsation
qui pardonne à la vie d’être courte,
une urgence qui commande à l’amour d’être entier.
La brume ce matin,
comme ta main caressante,
m’offre résurrection,
car comme toi je renais
quand on me touche au vrai.
Annecy, le 31/10/25
