Je marche ce matin
à la bordure des larmes oubliées.
Le frima me rassure.
Il pose en ma végétation
la tiédeur de ta main,
le souffle de tes mots,
lorsque dans les cauchemars
tu étrangles mes épouvantes.
En écho, les eaux s’ouvrent,
dissipant la douleur,
enveloppant mon chagrin
comme parfois ton buste
accueille pour les soigner
tous mes papillons noirs.
Je nage et palpe dans ton onde
la lumière retrouvée.
17/09/2025
