L’aube est ce doux secret
où s’archive ta trace à la fin de la nuit:
château précieux dont je tire assurance.
Dans ce silence originaire,
pur écho des eaux claires
que nos bouches salivent,
je trame notre appartenance,
j’offre poursuite à nos torrents, à nos ivresses.
Pèlerin solitaire, j’aime à surprendre dans la pierre
le murmure des éveils.
Je puise à la fontaine
de quoi produire résurrection;
j’y rejoins la vitalité des tendresses.
Alors je me colle au tronc d’arbre
comme parfois je viens nicher au creux de toi
et t’appartenir me suffit
pour affronter le monde.
25/09/25
